Mes billets d'humeur sont des petits textes d'humour,en fonction de l'actualité ou de mes lectures, de mes humeurs ou mes états d'âme, à lire avec beaucoup de dérision...

En grève !


Que se passe-t-il en France au mois de mai ? Devinez ?!!
Une idée ???
Alors ? 
Trouvé ?
En mai, c'est la révolution ! Un brin de muguet à la main, un rayon de soleil, et la foule manifeste dans les rues sous le parfum du lilas. Entre jours fériés et grèves, c'est un mois fleuri très actif. Alors, un conseil, faites la grève, pas la guerre ! De mon côté, j’ai décidé de l’appliquer au sein de mon foyer.


Pourquoi être en grève ? Je ne sais pas vraiment. Un ras le bol suffit. Puis, depuis quand nous faudrait-il une raison valable pour faire grève chez soi ? Après concertation générale de moi avec moi, le vote a été très clair. J'annonce haut et fort que "maman est en grève, adoption à l'unanimité !" 

J’ai adopté la grève le dimanche !!! Et mon piquet de grève, je le plante dans mon lit ensoleillé. De là, je les entends s’agiter, brasser de l’air dans tous les sens et c’est trop bon !
Pour être à la page, j'ai dû faire de nombreux entraînements afin d'être au point. J'avais déjà testé le phénomène en semaine mais je dois dire que cela a plus d'impact le week-end. Pour tout vous dire, c'est beaucoup plus emmmmmerrr...enquiquinant. Je me demande si je ne vais pas créer un syndicat des "Mamans Ras-Le-Bol" et distribuer les cartes d'adhérente à ces dames.

Panique à la maison ! Je sens bien qu'ils s'interrogent sur le "pourquoi maman ne fait rien aujourd'hui". Alors ils s'inquiètent sur ma santé. J'ai le droit à des "Ça n'va pas chérie?" avec des yeux de cocker... Mon état d’âme les laisse perplexe…

Dès le réveil, je plante la pancarte « grève ». Aujourd’hui, c’est ma fête, je ne fais rien ! Sexe ? NON ! Euhhh… après réflexion, pourquoi pas. En grève oui, mais ne renonce pas au plaisir.
Par contre, à la grande question existentielle de la famille : 
- Qu'est-ce qu'on mange aujourd'hui?
- RIEN !
Forcément, cela les interpelle mes estomacs sur pattes.
Puis vient le tour des nains de la maison qui s'impatientent et crient famine :
- Mômaaan, j'ai faiiiiim !!!
Mais le "Ouvre le frigo et mange" stoppe net leur élan.
Nononon, maman ne se lève pas pour faire à manger, aujourd'hui vous faites preuve d'AU-TO-NO-MIE. C'est du libre-service, pas de menu à la carte !!!
Pfff ... Quelle mère indigne que je suis !!!
Mais...
Hummm c'est si bon de rester dans son lit.

Pas même ma copine la machine à linge a réussi à m'influencer. Pourtant j'ai bien failli faiblir devant un :
- Oh mince, faut laver mon pantalon pour demain !
Parfait ! Ça tombe bien, c’est l’occasion d'appliquer ton sens pratique ô féminin.
- Regarde dans le panier, tu trouveras sûrement du linge sale pour tenir compagnie à ton pantalon !

Et là... 5min après... Le fameux piège !
- Chérie ? Je mets la machine à combien ? 30° ou plus ? Et quel programme ?!!
Genre qu'il ne connaît pas cette machine mon surdoué du high-tech ! Attention à la tentation de céder à mon piquet de grève ! Oufff... Piège déjoué ! Évité de justesse !
Comme quoi, l'entrainement était utile et grâce à la maturité de l'âge, à ma longue expérience de la vie à la maison, je ne suis pas tombée dans le panneau !

Et oui, une maman en mode grève est absente au numéro demandé
Rappelez plus tard ! 
Impitoyable.

Le best est le moment du MATCH !
- Oh mince ! Un BUT !
Affolement dans la cuisine... Merde merde merde faut faire la vaisselle, ranger la cuisine et le bazar (pour rester polie) que tout le monde laisse sur place. Ohhh non, vraiment chéri, pas de chance...
- Oh mince ! Qui va lire ma rédaction ??
La rédaction du dimanche soir à corriger ! La course aux fautes ! Des pages et des pages pour finir le week-end ! Ohhh non, vraiment chéri, pas de chance....
- Oh mince ! AU LIT !!!
Les cartables sont à faire; Faut se coucher avant que papa hurle. Chut... arrêter les aiguilles de l'horloge, retirer les piles, retarder l'heure d'aller se coucher ! Ohhh non, vraiment chéris, pas de chance...
Bref, quand maman est en grève c'est panique à bord et les crises d'angoisse. Ils s'agitent, j'entends des cris, des pleurs, les recommandations, des bruits de vaisselle lourdement accentués. Au moins quand maman ne range pas, on s'aperçoit du bazar des autres. Les cartables qui traînent tout le week-end devant la porte d’entrée, des chaussures en vrac au milieu du passage et quelques chaussettes qui bornent le chemin, sans oublier les manteaux qui recouvrent les canapés. 
Maman fait la sourde oreille, je reste toujours impassible devant ce remue-ménage familial. Rien ne me dérogera de mon piquet de grève et à ma revendication de vivre mon dimanche les doigts de pied en éventail. Je n’ai pas de soucis, juste que je réclame le droit d'avoir ma journée chômée avec un "laissez-moi tranquille" en version soft !
Cette manifestation d'humeur passagère est à refaire un peu plus souvent. C'est très sympa d'être en grève dans mes conditions. La maison s'agite, de l'animation et du suspens, du grand spectacle ! J'en frissonne de plaisir !!!! On se sent indispensable mais non, je résiste à l’idée d'être indispensable.

2 commentaires:

  1. bonjour,

    je ne sais quel âge vous avez, moi j'ai presque 72ans

    C'est en cherchant des illustrations sur le thème "Arrêter les aiguilles" que je suis arriver sur votre site.

    J'ai lu, j'ai trouvé amusant le contenu.
    Cela m'a fait penser à une chanson, dont voici les paroles:

    Arrêtez les aiguilles :

    Riches ou pauvres
    Quoi qu'on fasse sur la terre
    Notre existence est une chose éphémère
    Et des pendules, le tic tac incessant
    Semble nous dire, tout passe avec le temps
    Voici l'enfant qui vient de venir au monde
    Sa mère penchée vers sa petit'tête blonde
    Vers la pendule, placée près de son lit,
    Jette un regard, et soucieuse se dit

    Si l'on pouvait arrêter les aiguilles
    Au cadran qui marque les heures de la vie
    Nos p'tits enfants, si mignons, si gentils
    Grandiraient pas pour déserter leur nid
    Lorsqu'à vingt ans, un jour ils se marient
    Sans un regret, ils partent, ils vous oublient
    Et les mamans dont ils brisent l'espoir
    Pensent, on voudrait, près d'soi toujours les voir
    Rester petits garçons ou petites filles
    Si l'on pouvait arrêter les aiguilles

    Dans les campagnes ainsi que dans les villes
    Règnent le calme, et chacun vit tranquille
    Sans se douter qu'un orage gronde au loin
    Pour boul'verser la paix du genre humain
    Un peu partout, en europe, en afrique,
    Les noirs dessous de l'infâme politique
    Sèment la guerre, horreur de tous les temps
    Que nul ne peut arrêter, et pourtant

    Si l'on pouvait arrêter les aiguilles
    Au cadran qui marquent les heures de la vie
    On n'entendrait plus le tocsin sonner
    Pour enlever nos fils à leur foyer
    Quand à l'instant où tous les bras travaillent
    Quoi de plus triste que l'heure des batailles
    Peut-être qu'un jour, retrouvant sa raison,
    L'homme maudira la guerre et ses façons
    Plus de tueries ni d'hommes qui se fusillent
    Si l'on pouvait arrêter les aiguilles
    paroles-Berthe_Sylva-Arretez_les_aiguilles-

    Merci de l'agréable distraction que cela m'a donné!
    Bien à vous!


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    Réponses
    1. Merci beaucoup pour votre commentaire ! Ça fait toujours plaisir ! Bravo pour ce poème/chanson qui est vraiment d'actualité. J'adore !!!
      Laure,
      45ans ;-)

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Merci pour votre commentaire,
Laure

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