Mes billets d'humeur sont des petits textes d'humour,en fonction de l'actualité ou de mes lectures, de mes humeurs ou mes états d'âme, à lire avec beaucoup de dérision...

C'est mon fils ma bataille...


Quels sont ceux qui n'ont pas chanté à tue-tête la chanson de Daniel Balavoine "c'est mon fils ma bataille lalala..." En tous les cas, ma génération en a fait partie, on l'a tous chanté et ça ne nous rajeunit pas ! Mais quels sont ceux qui pensaient vivre un jour cette situation ? Pas toi? Pas moi? Pas nous? Et pourtant aujourd'hui nous y sommes !

Actuellement on redéfinie la notion de la famille, une nouvelle conception de notre cellule familiale. La rue s'enflamme, les avis divergent, les médias s'en inspirent et la tolérance s'efface.  Maintenant que la famille monoparentale est intégrée dans les mœurs, la famille recomposée acceptée, l'homoparentale en cours, l'adoption revient à la une des titres. En somme, l'enfant devient un enjeu politique et réussir à légiférer un statut social pour lui trouver une place dans notre société. La voix des pères veut se faire entendre et déclare la guerre aux préjugés par des actions médiatiques, les mères cherchent à conserver leur pôle position de la priorité maternelle. En clair, l'enfant que l'on veut aimer et choyer devient un combat de tous les jours.

C'est vrai que parfois les enfants sont l'excuse de nos hypocrisies, on se sert d'eux pour justifier nos actes face à l'autre et à la société. "Est-ce que je lui donne une bonne éducation?"ou "Suis-je un bon parent si je n'en ai pas la garde?" On m'épie, on me juge. On plaide la cause de notre progéniture en disant "Je fais ça pour mes enfants !"  mais au fond, au risque de vous choquer, ils seront une excellente arme de vengeance. Soyons honnête avec nous-même, on a beau se raisonner en se disant qu'ils sont des victimes de nos décisions et même si on refuse de les mêler à nos affaires d'adultes. On dit vouloir les protéger mais comment faire pour ne pas les blesser ???

Lors d'une séparation, nous reportons notre colère sur nos enfants pour abattre le futur EX. La vérité est que volontairement ou non on les utilise.  Qui n'aura pas dit lors d'une dispute "ok, on divorce mais tu n'auras pas la garde des enfants !", " Si tu pars, tu ne reverras plus tes mômes !" ou "humm que vont-ils penser de toi !!!". Oui, parfois les mots dépassent la pensée mais ce n'est malheureusement pas toujours le cas ! Qui n'a pas entendu un parent s'exclamer une de ces phrases : hum ta mère est ..." , "tu diras à ton père qu'il  est ...."  Bouh... Malheur... Horreur !!! L'enfant devient témoin de nos rancœurs.
Si en plus, vous avez un double en miniature de votre moitié devenue alors un ennemi, là c'est la catastrophe pour tout le monde ! "Nan c'est incroyable comme il est son portrait craché !!! Vite faut j'oublie qu'il te ressemble !".
Mais petit devenu grand, alors face à l'intransigeance de l'adolescence, l'enfant prend position pour l'un de ses parents qui devra faire face à des paroles parfois féroces. Avec philosophie, "que jeunesse se passe" et " toi, mon fils, ma bataille", quoi qu'il se passe, petit ou grand, tu resteras toujours mon enfant !

Allez, c'est le moment de penser à la future organisation familiale, décider et discuter du planning en fonction de nos agendas et notre disponibilité. Ce n'est pas la balade des gens heureux mais plutôt le bouleversement du rythme des minots. Un coup chez toi, le lendemain chez moi, amusant de vivre le nez dans la valise et transbahuter le cartable sans oublier le livre ou le cahier chez l'autre. Une pile de vêtements chez toi, une pile chez moi, attention de prendre le bon tee shirt ! De la viande chez toi ou les légumes chez moi, bon appétit... Le tout avec un zeste de psychologie en essayant de cacher les larmes. Bonjour la bonne ambiance ! Bref, c'est le bazar ambulant et les enfants doivent s'adapter sans râler. Et avec le sourire s'il te plait !

Alors on se dit que peut-être finalement on pourrait tolérer cette cohabitation de rester en couple pour le bien-être de nos chérubins. Accepter cette horrible phrase de "je reste pour les enfants, je ne veux pas les perturber!" C'est un choix, mais au final, il faudra prendre une décision et s'y tenir en respectant le cercle familial. C'est vrai que c'est facile à dire mais reste à le faire, et là, il y a souvent un hic de passer de la théorie à la pratique.

"T'es mon fils, ma bataille", voilà que ces paroles traduisent  ma vie; nous en sommes réduits à nous battre pour trouver un arrangement légal et une reconnaissance sociale.

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Laure

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